Que vous commenciez tout juste votre collection de vinyles ou que vous tourniez depuis des années, la bonne platine fait toute la différence. Nous avons sélectionné les meilleures options pour chaque budget.
Découvrez notre sélection de platines
4.0
Moyenne de 1 avis
0
1
0
0
0
Qu'un avis soit positif, négatif ou neutre, nous le publions toujours. Cependant, nous examinons chaque avis pour nous assurer qu'il est authentique et exempt de grossièretés. Ces vérifications se font automatiquement, bien qu'un humain intervienne occasionnellement. Nous ne payons jamais pour les avis.
Bomsori n'est pas une nouvelle venue dans le monde musical. Bien qu'elle se produise ici sous son seul prénom, à l'instar de Midori, nous avons déjà eu le plaisir de l'écouter en concerto sous le nom de Bomsori Kim, notamment dans des sonates aux côtés de Rafal Blechaz. Désormais « artiste officielle Deutsche Grammophon », elle nous offre un récital de pièces variées, principalement inspirées d'opéras et de ballets, mettant en lumière toutes les facettes du violon. Dans cet équilibre subtil entre passion et douceur, Henryk Wieniawski, lui-même virtuose accompli, occupe une place de choix avec trois œuvres : sa première Polonaise de concert, sa touchante Légende et sa virtuose Fantaisie sur des thèmes du Faust de Gounod. La jeune violoniste coréenne y fait preuve d'une belle assurance, d'une sonorité claire, bien que peu puissante, et d'une technique solide, en harmonie avec un orchestre majestueux dirigé par un chef qui sait doser l'expression. Bien que ses interprétations soient animées par une juste prise de risque, elles manquent parfois d'humour et un certain maniérisme s'invite dans sa lecture, l'éloignant de la pureté de Milstein dans la Légende (Capitol, 1960), de la sobriété de Kogan dans la Fantaisie ou de la majesté de Repin dans la Polonaise. Les variations de tempo, les ralentissements inutiles et l'exagération fréquente teintent ses lignes d'une touche narcissique dont ces pages n'ont nul besoin pour mettre en valeur l'instrument soliste. Son jeu s'accorde mieux avec la Fantaisie Carmen de Franz Waxman, rendant fidèlement les charmes ensorceleurs de l'héroïne de l'opéra de Bizet, ainsi qu'avec l'Introduction et Rondo Capriccioso de Saint-Saëns, qu'elle interprète avec sensibilité et ardeur, bien qu'avec une certaine instabilité. Quelques pages célèbres de Gluck et Massenet, complétées par de rares transcriptions empruntées à Casse Noisette ou à Samson et Dalila, dans des orchestrations souvent trop emphatiques (signées Michael Rot), révèlent encore une surcharge expressive, notamment par un vibrato trop intense au regard de leur climat. En cherchant trop à séduire, Bomsori y perd un peu de son charme.
Nous n'avons pas de prix en temps réel pour le moment, mais le stock fluctue quotidiennement. Vous pouvez vérifier directement sur Amazon s'il y a du stock caché, ou nous vous alertons dès qu'il est disponible.